Accueil / Présentation de kits / DG1000 Jamara
Présentation et essai du DG1000 Jamara
J’ai souvent entendu parler des kits JAMARA, mais n’étant pas un fan de kits, je n’y prêtais pas vraiment attention. Ayant à mon actif plusieurs constructions personnelles de Maquettes Volantes, je décidais d’essayer le Planeur. Et mon attention se trouva face au kit JAMARA du célèbre planeur Allemand « DG1000 ».
Par Fabien BUSOM
Pour faire un peu d’histoire, le DG1000 est un planeur de la classe FAI Biplace construit par DG FLUGZEUGBAU. Il effectua son premier vol à SPEYER en Allemagne en Juillet 2000.
Alors autant être franc, à l’ouverture de la boite, j’ai vraiment été bluffé par la Qualité du kit alliant esthétisme et technique de construction avancées. Le gros avantage supplémentaire, cette machine est utilisable aussi bien en version « électrique » qu’en version « Planeur de pente ». Le DG1000 peut recevoir une large gamme de motorisation et d’accus. Pour ma part, il est équipé en accus Lipo 3S et équipement PROTRONICK.
Le contenu du Kit :
A la réception du colis très bien emballé dans un carton dur, la boîte est de bonne taille. Elle est sobre (carton blanc) avec un autocollant de collé représentant le modèle avec ses caractéristiques. A l’ouverture, on trouve :
– Le fuselage de très belle facture. Il est emballé dans un film protecteur évitant les rayures et divers désagréments qui peuvent se produire lors des transports. Il est en composite avec des couples de renforts collés à la résine + microballon. Tous les renforts nécessaires sont déjà collés, ils sont réalisés en CTP de faible épaisseur. La platine du servo de dérive est également en place.
Vraiment, juste en déballant le fuselage, on s’aperçoit très vite de la qualité de ce kit. En haut de la dérive se trouve une ouverture qui permettra l’accès au servo de profondeur. L’assise du stabilisateur sort intégralement du moule, des inserts en alu filetés sont collés servant à fixer le stabilisateur démontable.
Le tout est peint avec une laque, une peinture très bien réussie, brillante, sans coulures ou « yeux », ces fameux petits points qui peuvent ressortir lorsque la peinture est trop fluide ou que le support sur lequel on peint est sale. Pour finir, un sympathique liseré accompagné du nom du planeur est peint sur les flancs du fuselage.
La verrière est elle aussi magnifique avec un fumé vert. Les montants sont déjà peints, le baquet est également fourni. Il est moulé dans de l’ABS. A signaler tout de même que l’ouverture sur le dessus du fuselage permettant au verrou de verrière de ressortir est déjà faite.
Idem pour les passages de fils de servos au niveau des emplantures. Rassurez-vous, avec ce kit, vous n’aurez aucune utilité d’un Drémel ou autre appareil permettant de réaliser des ouvertures dans du composite. Il est vrai que c’est très agréable et surtout quel gain de temps, quand je vois les heures à passer sur mes Maquettes à réaliser des ouvertures propres, mais bon, ceux qui construisent leurs machines savent de quoi je parle !.
– Les demi-ailes. Ces plumes sont réalisés en structure Balsa, le tout étant coffré en Balsa 15/10. Lorsque l’on voit la faible corde des ailes et la très faible épaisseur du profil, vraiment pas simple de faire de la structure à ce niveau là. Ces ailes sont entoilés à l’Oracover blanc et croyez moi, les gars qui entoilent ces kits, savent de quoi ils parlent.
Il n’y a pas un seul défaut, les découpes sont faites aux bons endroits, l’oracover est très bien collé (pas de bords qui se relèvent). Je tiens à signaler que les ailes ont la forme exacte du réel, c’est-à-dire que chaque demi-aile est composée d’un dièdre au saumon suivi d’un winglet qui eux sont moulés en plastiques.
Ces derniers sont amovibles, il suffira de les coller ou bien de les scotcher pour les maintenir. Les ailerons mesurent à peu près la moitié de l’envergure de chaque demi-aile. Les articulations sont réalisées avec l’entoilage (très étanche comme système mais un peu dur à mon gout). Trois clefs sont livrées dans le kit : la clef principale en CAP Ø6mm et les deux autres Ø2mm. Tout est prévu, les puits de servos sont déjà taillés dans l’épaisseur de l’aile, il y a juste à découper l’entoilage pour les faire apparaitre.
– Le stabilisateur et la gouverne de dérive. Le tout également entoilé et prêt à être posés. Ces éléments sont également fabriqués en structure Balsa.
– Tout l’accastillage nécessaire au montage du planeur : J’entends par là, les charnières de dérive (rondelles de plastique), les guignols, la visserie, toutes les commandes et également les câbles aller-retour pour la commande de dérive. On trouve également le loquet de verrouillage de la verrière, les chapes, mais aussi une platine servant à rehausser le servo de dérive, suivant l’usage, non pour faire court, on y trouve tout ce qui est nécessaire au montage de ce planeur. Et le tout a l’air de bonne qualité à première vue sauf, peut-être, les tringleries de commandes et les chapes qui me paraissent un peu légère ( bon OK, sortant de mes Maquettes de 15kg, c’est vrai qu’on peut avoir cet effet). C’est la seule chose que j’ai relevé à l’ouverture de la boîte.
Et bien sûr la notice de montage. Alors elle est écrite en Allemand et Anglais, mais sincèrement, pas besoin de lire, il y a un beau schéma de montage très clair. Sur le schéma, on trouve également une nomenclature précise avec toutes les pièces utilisées pour ce modèle. Dans cette notice, on trouve également le schéma photocopié agrandi afin de faciliter la vu des différents détails.
Bon comme vous pouvez le voir, le premier à priori de ce kit est vraiment très bon. Je tiens à signaler que vous pouvez trouver ce planeur sous différentes versions :
– Version planeur de pente (celui que j’ai acheté).
– Même version mais équipé d’un train rentrant et d’Aérofreins.
– Version électrifiée avec le fuselage découpé et complété d’un couple moteur permettant le montage du moteur électrique.
L’assemblage :
Tout d’abord, voici un état de l’équipement à installer dans le planeur :
• Moteur PROTRONICK 2615
• Contrôleur PROTRONICK 30Ampères
• Accus PROTRONICK 11.1V 3S 2200 Mah
• Un servo ESKY numérique pour la profondeur et 3 servos HITEC pour les ailerons et la dérive.
• Récepteur FUTABA R136F
Les ailes :
J’ai décidé de commencer par le montage des ailes qui est beaucoup moins long à faire que le fuselage. En premier, j’ai collé les Winglets à l’époxy lente. Il faut faire attention à ce qu’ils soient bien alignés (utiliser un gabarit en carton reprenant le dièdre et l’équerrage du winglet). Puis, je m’attèle au montage des servos d’ailerons. Il suffit de découper par transparence l’entoilage aux emplacements prévus (pour information, la cotation des emplacements est définie sur la notice de montage) pour laisser apparaitre les puis de servos. Je réalise les rallonges servos car le récepteur est placé dans le fuselage. Le kit prévoit de monter les servos en les collant avec du scotch double face dans les carénages prévus à cet effet et de fixer ces carénages à l’aide de quatre vis à bois.
Je n’ai pas opté pour cette solution, me paraissant franchement légère pour un planeur ou les ailerons sont quand même très sollicités. Pour ma part, j’ai découpé et collé à la cyano une plaque époxy d’épaisseur 0.05mm dépolie sur chaque face. Je l’ai collé dans les puits sur le coffrage de l’extrados. Et j’ai collé mes servos avec du scotch double face sur cette plaque. Cela est beaucoup plus rigide et surtout, le servo ne bougera pas dans les phases d’efforts.
Une fois les servos en place, j’ai monté les deux guignols, livrés dans le kit, sur les ailerons. C’est ni plus ni moins le montage d’un guignol standard du commerce ou le volet est pris en sandwich d’un coté par le guignol et de l’autre coté par la contre plaque. Ensuite, j’ai assemblé les tringleries métalliques avec les chapes, réglé le tout et ai réalisé le montage définitif. (Avoir l’équipement radio en fonctionnement afin d’exécuter les réglages de base : sens des servos et neutre). Pour finir ce montage, je viens coller avec quelques points de cyano les trappes de servos sur le coffrage intrados. Le résultat est propre.
Pour terminer le montage des ailes, il faut coller les inserts en Aluminium tournés qui serviront au maintient des ailes sur les clefs. En effet, ce maintient s’effectue par l’intrados, et il suffit de serrer des vis HC (hexagonale creux autrement dit sans tête) sur les clefs Ø2mm.
Le fuselage et les empennages :
Je commence par réaliser la mise en croix : montage des ailes sur le fuselage ( alors là, vous hallucinez carrément, la jointure entre les ailes et les karmans est parfaite, ils m’avaient bien dit chez WEYMULLER que cette partie était vraiment bien réalisée, mais là, ça dépasse toutes mes espérances) et montage du stabilisateur. Il est démontable par l’intermédiaire des deux vis CHC M3. C’est pratique pour le transport… La notice précise toutes les symétries à vérifier et propose même des solutions si les tout n’est pas bien callé. Vraiment, c’est une notice très claire permettant de monter ce planeur aussi bien par des Modélistes expérimentés ou des Modélistes débutants. Une fois cette vérification faite, je colle les charnières du volet de dérive à la cyano, puis le volet sur les charnières. Attention à laisser un minimum de jeu entre l’étambot et le volet.
Montage des guignols, alors là, les commandes que j’aime, par câbles aller-retour. C’est de la tresse d’acier gainée qui est livrée dans le kit et convient parfaitement. Les sleeves (tubes en inox ou laiton permettant le sertissage des boucles) sont également fournis. Je monte les servo de dérive sur la platine prévue à cet effet, le servo rentre parfaitement dans l’ouverture prévue. Fixation de ce dernier par deux vis. Les câbles aller-retour sont sertis directement sur les guignols du volet, par contre, afin d’avoir un réglage optimum, ils ont prévu des chapes + embouts au niveau du servo. Les câbles sont alors sertis sur l’embout métallique. Attention tout de même à ne pas trop tendre les câbles car vu la faible épaisseur des embouts, les câbles pourraient facilement être endommagés.
Montage du servos de profondeur : il est collé au double face sur la trappe du servo, mais là, vu l’épaisseur de cette dernière et sa rigidité, la résistance sera largement au rendez-vous. J’assemble le guignol sur le volet en l’alignant bien sûr avec le palonnier du servo de profondeur. La commande est également montée en établissant au préalable le bon sens de fonctionnement du servo et le réglage du neutre. Je soude la rallonge de ce servo pour aller jusqu’au récepteur.
Les deux fonctions profondeur et dérive sont maintenant terminées.
Pour le montage du récepteur, je colle une plaque époxy sur la paroi interne du fuselage préalablement dépolie. La glue 3 fonctionne très bien pour ces collages sur du composite. Puis je colle un morceau de Velcro autocollant dessus. L’autre morceau de Velcro est collé sur le récepteur. Voici de quelle façon est monté le récepteur. C’est un système qui le maintien mais qui absorbe éventuellement les vibrations. De plus, c’est ultra léger. L’interrupteur (qui ne me sert que pour le vol de pente) est monté sur un support en Balsa et collé à la cyano sur la platine de servo de dérive.
Le contrôleur et l’accu sont montés avec le même système que le récepteur.
Vient ensuite le moment de monter le moteur. Du fait que j’ai acheté le kit en version « planeur de pente », rien n’est prévue pour recevoir le moteur. J’ai donc pour cela, réalisé un gabarit dans une planche balsa 20/10 sur lequel sont collés des bois de renfort évitant qu’il se déforme. Le cône livré avec l’hélice à un diamètre X, il faut donc découper le fuselage à l’endroit où l’on retrouve ce même diamètre. Petit problème, le fuselage à l’avant n’est pas parfaitement rond, mais bon, pas grave, on se débrouille à trouver le meilleur compromis. Il faut alors réaliser l’ouverture dans le gabarit. Avec un peu d’ajustage, on arrive à trouver la forme réelle au mieux.
Il faut ensuite, en alignant au mieux le fuselage en ligne de vol, équerrer ce gabarit avec 0° de piqueur et 0° d’anti-couple. Maintenir le gabarit sur le fuselage avec de la patte à modeler, ça fonctionne très bien. Tracer la limite au feutre sur le fuselage, puis découper avec un Drémel + disque à tronçonner fin le nez du fuselage. Sachant que dans mon cas, voulant avoir le planeur aussi bien en version électrique qu’en version planeur de pente, il faut s’appliquer lors de la découpe afin de préserver le nez qui sera maintenu avec du Velcro quand le moteur sera démonté.
Ensuite, j’ai découpé dans du CTP 30/10 Aviation le couple moteur. J’y ai tracé la position du moteur et les entraxes de fixations. Après avoir percé le tout, le moteur est monté « à blanc » et le couple mis en place dans le fuselage pour voir si c’est conforme. Collage à l’Araldite du couple et montage définitif du moteur. Le branchement du moteur s’effectue avec des prises revêtues spécial gros diamètre de fil.
Montage de l’hélice avec son cône, pas mal, le raccord est quasi parfait.
Reste plus qu’à assembler la verrière sur le baquet : prévoir sur le baquet le téton de centrage à l’avant (toutes les pièces sont fournies) avant de coller la verrière. Collage à l’Araldite de la verrière sur le baquet. Il est nécessaire d’utiliser un maximum d’épingles afin d’avoir un collage uniforme. Lors de la fabrication des kits, les verrières et baquets sont près-découpés en laissant une bonne marge. J’ai ajusté le tout, une fois le collage bien sec, en ponçant le plastic avec du papier grain 80 et en le finissant avec du 240. Le résultat est nickel. Pas la peine d’essayer au ciseau, la peinture appliquée sur la verrière s’écaille sous la déformation du plastique. Le loquet de verrouillage est également prévu, il est collé dans un boitier assemblé. Ce boitier est ensuite collé dans le fuselage à l’arrière de la verrière. L’ouverture dans le fuselage laissant passer le loquet est déjà prévue.
Voilà, et bien je pense que l’on a fait le tour de l’assemblage.
Réglages :
En premier, le centrage. Il est prévu dans la notice entre 36 et 40mm du bord d’attaque. Pour le premier vol, je l’ai mis directement à 38mm. En configuration électrique, j’ai rajouté 15 grammes de plomb situé juste derrière le moteur.
Réglage des débattements :
Ailerons : +/-4mm en mini et +/-8mm en maxi
Profondeur : +/-3mm en mini et +/-5mm en maxi
Dérive : +/-9mm en mini et +/- 12mm en maxi
Concernant les ailerons, j’ai ajouté un mixage permettant de baisser les deux ailerons simultanément ayant pour objectif de freiner le planeur à l’atterrissage. Bien sûr en gardant la fonction aileron. Mixage appelé « FLAPERON »
Le contrôleur est ensuite réglé avec le sens de rotation du moteur. Je ne m’étendrai pas sur ce point car tout est vraiment très bien expliqué dans les différentes notices et de toute façon, suivant les marques que vous pourriez utiliser, le réglage sera différent.
Essais en vol :
Rendez-vous pris au terrain de Niort-Souché le Samedi 20 Mars 2010, le temps est très dégagé, par contre, bémol pour les essais, il y a du vent qui souffle en rafale atteignant en pointe 40 km/h. Vu la taille du modèle, je me pose quand même des questions sur les essais. Montage du modèle réalisé en environ trois petites minutes (je laisse le stabilisateur monté sur le fuselage pour le transport). Mise en place de l’accu Lipo 2200 Mah dans le fuselage.
Allumage de la radio, je vérifie que toutes les commandes soient correctes, les débattements, puis le test habituel de portée radio. Bon, tout semble paré, je décide de lancer un premier coup le planeur sans mettre les gaz. Stupéfaction, avec toutes les gouvernes au neutre, le modèle vole droit. Après une trentaine de mètres, une légère sollicitation de la profondeur et le planeur se pose comme une fleure. Premier test de lancer main concluant.
Je décide donc de mettre le DG1000 dans son élément préféré : la radio dans la main gauche, le planeur dans la main droite, bien placée au niveau du centre de gravité, je pousse le manche des gaz et lâche le planeur sans aucun lancé. Il faut dire que la puissance du moteur est tellement forte que le planeur peut quasiment monter à la verticale. Le planeur part bien droit, je le monte à environ 200 mètres et coupe le moteur. J’ai monté la commande du contrôleur sur le manche des gaz de mon émetteur T9CP, du coup, les gaz se gèrent comme un moteur thermique, et c’est donc très facile de réaliser une montée linéaire en gérant les gaz.
Le moteur n’a aucun couple parasite au vol du planeur. Une fois en haut, je peaufine les réglages, toujours pas de trim à donner, y a pas à dire, le kit est vraiment de très bonne qualité tant au niveau des calages que des conseils de réglages. Le centrage m’a l’air très correct. Comme je le disais plus haut, la journée n’était pas réellement adéquate pour réaliser ce premier vol, mais par manque de temps, ce devait être aujourd’hui. Du coup, le planeur perd assez rapidement de l’altitude, car en cette journée du mois de Février, aucune pompe à l’horizon…
La montée en mettant le moteur à fond se fait très rapidement, permettant de faire avec cet accu, une bonne dizaine de montées (très agréable en hiver). Je remets les gaz et remonte à peu près à la même altitude. Je réalise un essai de décrochage qui se révèle très tardif. Le planeur part légèrement sur une aile, mais vraiment rien de méchant et en le laissant reprendre de la vitesse sur quelques mètres, il reprend vite son assiette normale. Il n’y a pas de doute, le centrage est bon.
Le planeur est très précis dans ses trajectoires, on sent que c’est une machine fluide dans l’air.
Je le laisse descendre gentiment, histoire de voir son comportement dans le vent, je suis surpris, la machine ne bouge pas vraiment, on est loin des planeurs qui se font « tabasser par le vent ». Une fois passé devant moi, je remets les gaz et remonte assez haut. Bon, maintenant, on va voir ce qu’il a dans le ventre : je lui fais prendre de la vitesse et lui fait passer une boucle, magnifique, le planeur a une bonne inertie (malgré son faible poids et sa taille) lui permettant de passer cette figure. Je lui redonne de la vitesse et essaye maintenant le tonneau, ça passe très bien en compensant bien sûr à la profondeur et la dérive.
Je me suis même amusé lors de ce premier vol à passer un tonneau à quatre facettes, le DG1000 le passe à condition d’avoir pris assez de vitesse avant d’engager la figure. En fait, le plus impressionnant avec cette machine, c’est la plage de vitesse, autant il peut voler très lentement, comme on peut le faire aller très vite, les ailes tapant littéralement dans l’air. Et bien sûr, le bruit caractéristique du planeur est bien entendu présent, vous savez ce sifflement qui nous fait toujours lever la tête. Les passages bas plein badins sont très impressionnants et la restitution en est tout autant. Le planeur peut remonter d’une trentaine de mètres en à peine quelques secondes. Vient le moment de l’atterrissage, pour ce premier vol, je me pose en configuration « lisse ». Le planeur allonge pas mal et une légère sollicitation à la profondeur et le planeur se pose tendrement.
J’ai effectué un second vol ce jour là, vol de confirmation, et ce fût identique au premier vol, avec une bonne prise en main, ce planeur est capable de faire un beau programme de vol artistique Vol à Voile. Le second atterrissage se déroula avec les ailerons baissés de 4mm chacun « Flaperon » freinent très largement le planeur. Il se posa donc beaucoup plus court. Les Winglets en bout d’ailes lui donnent une très bonne stabilité en virage. Beaucoup de mixages sont possibles en planeur, pour ma part, je n’ai programmé que la fonction « Flaperon » pour les atterrissages.
Comme je dis souvent, pour un pilote de grandeur, que ce soit en avion, planeur ou hélicoptère, aucun mixage n’est mis en place, tout est réalisé au doigté et au ressenti du pilote. Depuis, j’ai bien sûr revolé avec le DG dans des conditions nettement meilleurs, avec une séance ou l’on pouvait trouver quelques pompes. Le DG se comporte très bien dans cette configuration et prend de l’altitude « comme le vrai »…
Au moment où j’écris les lignes de cet article, j’ai fait qu’une seule séance en « vol de pente » ayant retiré le moteur, contrôleur, accus, et vraiment, c’est un très bon planeur de pente également. La plage de vitesse reste la même, le pilotage est en revanche différent du fait du poids plus léger. La machine est très saine et une fois les repaires pris, la magie opère sans bruit, Magnifique…
Pour conclure ces essais, les gouvernes répondent très bien, la masse du planeur est idéale pour du vol électrique et la silhouette du DG en l’air est vraiment très sympathique, je vous laisse juger par vous-même sur les photos. Juste cette phrase qui peut vous faire saliver, imaginez-vous avec ce planeur dans votre sac à dos, alors que vous vous promenez du coté de la Madeleine (par exemple), un petit arrêt, trois minutes plus tard, votre DG1000 est jeté dans le trou et là, régalez-vous…Des moments qui ne s’oublient pas. Je vais en faire l’expérience, croyez-moi, dès que l’opportunité va se présenter (on a déjà prévu avec un très bon pote…)
Conclusion :
Le DG1000 de chez JAMARA est un très bon kit, très accessible en termes de prix et de pilotage. De plus, JAMARA distribue pour le même planeur plusieurs versions avec une gamme de prix de 120 euros à 160 euros (kit seul). C’est une machine qui peut voler lentement pour les Dimanches reposants allant chercher les ascendances, mais qui à contrario, peut voler très rapidement avec des prises de vitesse parfois impressionnantes.
Et c’est également un très bon voltigeur, pour ceux qui l’ont vu voler dans mon club, ils ont été impressionnés. Sans oublier la Qualité de réalisme et l’esthétique bien particulière du DG 1000 bien reproduit. La possibilité de part les différentes versions de kits d’équiper ce planeur en version « vol de pente » ou bine « moto planeur » est aussi appréciable. Il est vrai que vu le prix et la Qualité du kit, échelonné par une envergure « passe-partout », le DG1000 sera combler à la foi les pilotes faiblement expérimentés tout comme les pilotes confirmés. A ne pas oublier que pour la gamme de taille, avoir une finition telle, un montage aussi facile et une Qualité de vol comme celle-ci, on est sur du « lourd »…
Vous pouvez vous fournir ce kit chez WEYMULLER (www.weymuller.fr) mais également chez PARALLELE FLYING (www.parallele.flying.fr).
Je vous retrouve bientôt pour une nouvelle série d’articles concernant la construction de mon Ju87B STUKA, série idem à celle de mon FOCKE-WULF 190A8. En attendant, je vous souhaite à tous de très bons vols et bonnes constructions.
Vos maquettes entre des mains expertes
Construire et faire voler des modèles réduits radiocommandés est bien plus qu’un loisir : c’est une véritable passion que je cultive depuis plus de 30 ans.
Fort d’une longue expérience dans le domaine — de la maquettisation au montage, de la peinture à la réparation après incident — je mets mon savoir-faire à votre service.


