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 Construction de mon Supermarine Spitfire MkIX

Partie 1 : Assemblage du fuselage composite

Nous nous retrouvons après quelques mois pour la première partie d’une série d’articles consacrée a la construction de mon SPITFIRE MkIX traité maquette et dont je vais vous présenter la construction du modèle pas à pas.

Par Fabien BUSOM

Je suis parti du fuselage moulé Mick REEVES ainsi que ses nervures d’ailes découpées au laser. La renommée de Mick n’est plus à faire, et la première chose faite lorsque j’ai reçu cet ensemble très bien emballé dans un carton, c’est de regarder la justesse des formes du fuselage. Et bien je n’ai pas eu de mauvaises surprises, bien au contraire.

Dans cette première partie, nous allons voir la construction détaillée de l’assemblage du fuselage. La qualité de moulage du fuselage est correcte, en revanche, certains détails seront à reprendre. Mais cela reste très correct.

Caractéristiques de la machine :

Envergure : 2m80 (110 inches)
Longueur : 2m36 (93 inches)
Poids : 15kg
Moteur : 3W70 + pot sortie avant AMT
Radio : Emetteur FUTABA T12FG
Récepteur FUTABA alimenté par double alim perso + accus 2500maH NiMh

fabien busom champion de france 2021 maquette volante

Afin de commencer cette saga, je tiens à parler un peu de la qualité du kit fourni par Mick et son fils Jim. Tout d’abord, l’achat est relativement simple, téléphone pour ceux qui parlent Anglais, mails pour les autres, avec Google Traduction, ça marche bien. Pour ma part, j’ai commandé le fuselage moulé en Epoxy, les nervures d’ailes et longerons découpés Laser.
Le tout est emballé très soigneusement dans un gros carton !

A l’ouverture, on s’aperçoit que le tout est de très belle facture, la qualité du bois utilisé est très correcte. Quand au fuselage, le moulage est très propre, très léger, le seul petit Bémol se trouve au niveau des plans de joint qui nécessitent un peu de travail. Mais rien de bien méchant pour ce type de machine. Ce dernier est en trois parties : la partie « centrale » allant du couple pare feu du réel jusqu’au pied de dérive, la partie avant comprenant le capot moteur et la partie arrière comprenant la dérive. 

Bon maintenant, au boulot, parce qu’il y a quand même beaucoup de choses à faire. Au départ, mon idée première en investissant dans ce kit était de réaliser une machine d’entrainement sans vraiment mettre un point d’honneur sur la maquettisation du modèle. Mais vous allez vous apercevoir que cela était une illusion.

Assemblage des couples dans le fuselage :

Photo N°1 :

Ouverture du carton.

Comme vous pouvez le voir, l’ensemble est très bien emballé.

Photo N°2 :

Tous les couples fournis sont évidemment découpés au Laser. Cela donne un rendu très propre, nécessitant quand même un ponçage soigneux au niveau des jonctions collées.

Le CTP utilisé est de très belle facture. Ces derniers sont livrés en plusieurs parties et sont assemblés à l’aide de colle Epoxy.

On voit sur cette photo le couple N°1 collé dans le fuselage à l’aide de colle ARALDITE + Micro ballon. Ce couple permettra le raccordement de la partie « centrale » du fuselage avec le capot moteur.

Remarquez également les écrous à griffe insérés dans ce couple.

Photo N°3 :

Mise en place à blanc du couple jumeau au précédent dans la partie avant (capot moteur).

Vous noterez les quatre trous qui vont servir à assembler ces deux parties ensemble.

Sur la photo N°4 :

On peut voir l’assemblage de la partie centrale avec le capot moteur. Mick prévoit deux possibilités : démontable ou non démontable.

Pour ma part, j’ai choisi la solution non démontable. De ce fait, après avoir tout aligné parfaitement, j’ai appliqué de la colle ARALDITE + Micro ballon sur la jonction des deux parties.

Après jointure, je les ai vissées ensemble. Cela est indestructible.
Remarquez sur cette photo les renforts carbone dans le moulage du fuselage.

Photo N°5 :

Le second couple va être positionné va servir au positionnement du fourreau arrière des clefs d’ailes. Ici en position avant collage.

Les couples ne méritent aucun ajustement, ils trouvent leur place parfaitement dans le fuselage.

Photo N°6 :

Voici le fourreau arrière en position et collé. Toujours en utilisant de l’ARALDITE + Micro ballon.

L’assemblage est très simple une fois touts les calages terminés. En gros il est indispensable de faire une mise en croix des clefs d’ailes avec le fuselage.

Il suffira ensuite de percer les emplantures du fuselage permettant de glisser les fourreaux dans ce dernier. Ensuite, différents supports viennent y trouver leur place.

Sur la photo N°7 :

Le fourreau avant reçoit la même opération.

Il est nécessaire de poncer légèrement la surface du composite avant collage permettant une adhérence optimale du collage.

Photo N°8 :

Tous les congés d’ARALDITE sont réalisés au doigt.

Remarquez également sur cette photo que les têtes de vis permettant la fixation de la partie centrale avec le capot moteur sont elles aussi emprisonnées par de la colle ce qui évitera le desserrage intempestif en utilisation du modèle.

Sur la photo N°9 :

On peut y voir le fuselage assemblé pour la partie centrale et avant. Les fourreaux ne seront coupés au raz des emplantures qu’une fois le pré assemblage des ailes commencé.

Mais pas de précipitations, nous verrons cela un peu plus tard…

La nervure d’emplanture permet d’obtenir les calages adéquats que ce soit en termes de positionnement des fourreaux ou d’incidence.

Remarquez également les deux panneaux de Dépron pris en sandwich lors du moulage du fuselage. Cela permet d’absorber un peu plus les vibrations et permet de limiter les Décibels lors du fonctionnement.

Photo N°10 :

Une vue générale du fuselage en cours d’assemblage.

La partie arrière est quand à elle collée à l’ARALDITE et le raccordement sera ensuite stratifié d’une bande de tissus de verre 160g’dm² + Résine Epoxy.

Sur la photo N°11 :

On peut voir les couples arrière assemblés, prêts à être collés dans le fuselage.

Photo N°12 et N°13 :

Collage de ces derniers.

C’est un travail très simple, à condition d’avoir tracé précisément au préalable les positions des couples.

Photo N°14 :

L’arrière du fuselage avant pose de l’étambot.

J’ai du retoucher les karmans de stabs car ils ne tombaient pas juste à la jonction avec le plan fixe horizontal.

Sur la photo N°15 :

On peut voir l’étambot de dérive posé, la commande du volet de dérive qui ressort sur le coté et les deux pattes de verrouillage du plan fixe horizontal.

Montage ensemble motorisation

Photo N°16 :

Le capot moteur est prêt à recevoir le moteur.

Les fixations du capot inférieur et supérieur sont réalisées par un assemblage mécanique : J’ai collé des pattes en CTP Aviation de 3mm d’épaisseur sur les chants des capots.

Puis dans la partie fixe, j’y ai collé des blocs comprenant une ouverture du format des pattes.

Ces dernières à l’assemblage se glissent dans les blocs et sont verrouillés par une vis qui passe au travers.

Photo N°17 :

Le moteur que j’ai décidé d’équiper le SPITFIRE MKIX est un 3W70 que j’avais utilisé sur mon FOCKE-WULF 190A8.

Le coude d’échappement est perso, je suis parti de modules et ai fait mon assemblage afin d’obtenir le bon encombrement.

Le moteur est fixé sur un couple en CTP Aviation de 8mm d’épaisseur.

Photos N°18 et N°19 :

L’ensemble moteur + couple est collé en place dans le capot.

J’ai utilisé tout d’abord de l’ARALDITE pure, puis ai effectué des congés avec de l’ARALDITE + Micro ballon.

L’ensemble est très solide. Le plancher inférieur reçoit le même type de collage.

Sur la photo N°20 :

J’ai réalisé un caisson en CTP Aviation dans lequel est positionné l’échappement.

Le bois est de ce qui est le mieux pour isoler thermiquement.

Sur la photo, on peut voir un des flanc de ce caisson sur lequel est collé le support du servo des gaz.

Photo N°21 :

J’ai découpé un renfort qui va être collé dans le capot moteur.

Il faut impérativement renforcer la partie avant car le moteur vibre quand même relativement fort et la structure composite absorbe mal les vibrations.

Photo N°22 :

L’allumage et son support en CTP.

Verrouillage tout simple avec du Velcro. Ca marche très bien et niveau légèreté, on ne fait pas mieux.

Sur la photo N°23 : 

Le capot du caisson dans lequel passe l’échappement.

J’y ai collé un support qui recevra le réservoir d’essence. Même fixation par du Velcro.

Photo N°24 :

Voici tout l’ensemble en lieu et place dans le capot moteur.

En dessous le réservoir, vous pouvez apercevoir le caisson dans lequel est renfermé l’échappement.

C’est un gros souci sur cet avion, car, malgré sa taille, c’est assez confiné.

De ce fait, l’air chaud de l’échappement sera évacué via deux tunnels en composites qui seront fixés directement sur les extracteurs des radiateurs d’huiles situés sous les ailes.

Photo N°25 :

Raccordement du réservoir au carburateur.

Notre première partie sur la construction de ce superbe avion mythique. On se retrouve le mois prochain pour la réalisation du plan fixe horizontal (stabilisateur).

Je vous laisse à vos cutters et vous souhaite bons vols.

Vos maquettes entre des mains expertes

Construire et faire voler des modèles réduits radiocommandés est bien plus qu’un loisir : c’est une véritable passion que je cultive depuis plus de 30 ans.

Fort d’une longue expérience dans le domaine — de la maquettisation au montage, de la peinture à la réparation après incident — je mets mon savoir-faire à votre service.

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